F.E.A.R II........est-ce un jeux gore?  posté le dimanche 26 avril 2009 14:56

Sans faire montre d'une originalité hors normes, F.E.A.R. aura marqué les esprits à l'aide d'une IA d'une redoutable efficacité mais aussi et surtout grâce à son ambiance, digne héritière de films d'action hollywoodiens et du cinéma d'horreur made in Japan. Pourtant opposés, ces deux univers parvinrent malgré tout à fusionner pour nous donner un FPS aussi énergique que terrifiant. Si les deux suites tentaient tant bien que mal de poursuivre l'oeuvre de Monolith, le résultat s'avéra quelque peu décevant. Ainsi, la firme américaine choisit sciemment de reprendre la série là où elle s'était arrêtée à la fin du premier volet pour son Project Origin bien plus ancré dans la mythologie F.E.A.R. que ne l'étaient Extraction Point et Perseus Mandate. Pour autant, le scénario de Project Origin est-il si évolué que celà ? Eh bien, pas vraiment.

Test F.E.A.R. 2 : Project Origin Xbox 360 - Screenshot 149F.E.A.R. 2 capitalise de manière outrancière sur le gore.

En effet, lorsqu'on joue et a fortiori termine le titre, après une petite dizaine d'heures, on se rend compte que les développeurs ont réalisé une sorte de copier/coller du premier épisode. Le personnage qu'on incarne reste très esquissé et si le dernier plan de l'aventure nous donne plusieurs éléments de réponse sur son Origin (que nous n'aborderons pas ici), on ne peut s'empêcher de penser à l'épisode original. Toutefois, du strict point de vue de la mise en scène, Monolith s'est grandement amélioré en nous offrant plusieurs apparitions de la fillette savamment dosées venant concourir avec des sortes de flashback baignés d'une couleur ocre du plus bel effet. Si l'aspect purement scénaristique, bien plus cohérent si on récupère tous les documents traînant ici et là, peut décevoir, il est contrebalancé par une réalisation beaucoup plus classieuse se permettant même quelques sommets dans la dernière ligne droite.

Test F.E.A.R. 2 : Project Origin Xbox 360 - Screenshot 150Le "marionnettiste" est sans doute un des ennemis les plus coriaces du jeu. Eprouvant.

A contrario, on pourra être déçu par la liberté toute relative de Project Origin. Si il faut avouer que cet aspect ne nous a nullement gâché notre plaisir, disons que l'éclectisme des environnements ne masque en rien des "niveaux couloirs" faisant le jeu d'un level-design rectiligne. On "tripera" d'ailleurs beaucoup plus dans des espaces confinés à même de nous offrir une atmosphère bien plus étouffante qu'en extérieurs, ceci collant bien plus à F.E.A.R. Pour autant, on appréciera de retrouver moins de décors en contreplaqué, et une certaine diversité dans les lieux visités, certains évoquant beaucoup ceux de Condemned, l'école abandonnée en tête de liste. En somme, on pourra scinder l'aventure en deux phases nous amenant à progresser à travers des bâtiments dévastés ou dans des ruelles détruites qui seront généralement le théâtre d'affrontements dantesques ou juché dans un énorme mecha, vous devrez user de deux gatlings et de missiles afin d'éradiquer les hostiles.

Test F.E.A.R. 2 : Project Origin Xbox 360 - Screenshot 151Quand je vous parlais de gore...

Là-dessus, je serais déjà plus réservé puisque si ces passages semblent de prime abord assez jouissifs, ils s'avèrent rébarbatifs et peu intéressants. En somme, vous n'aurez qu'à passer en vision thermique afin de repérer rapidement vos adversaires et à les éparpiller en petits morceaux avant de passer à la prochaine salve d'ennemis. Bref, peu ou pas d'intérêt comme quelques éléments de gameplay plutôt mal intégrés. Je pense ici aux actions contextuelles, élément dont les développeurs sont très friands depuis quelques années, quel que soit le genre abordé. Dans F.E.A.R. 2 Project Origin, disons qu'elles sont bien et mal utilisées. De fait, vous devrez parfois tapoter une touche (ou un bouton de souris sur PC) pour vous sortir des paluches d'un ennemi en lui assénant un coup de poing ou pour effectuer une action précise, menant généralement à la mort du personnage avec qui vous venez d'interagir. De ce point de vue là, le dynamisme du jeu en sort grandi. Par contre, lorsque l'idée est utilisée pour débloquer le chemin en poussant divers objets ou pour ouvrir des portes d'ascenseur, elle devient complètement poussive. Certes, elle sert dans tous les cas le "body awareness" mis en exergue dans Mirror's Edge mais ceci représente au final du temps de perdu à même de nous faire tourner en rond à cause d'un élément interactif à côté duquel on serait passé.

Test F.E.A.R. 2 : Project Origin Xbox 360 - Screenshot 152La mise en scène utilise parfois à bon escient les actions contextuelles.

Malgré cela, Project Origin reste un jeu très accessible, plus orienté grand public que ses grands frères. On regrettera d'ailleurs quelques choix passablement inutiles, surtout lorsqu'on s'aperçoit qu'en mode Ralenti, les ennemis sont désormais entourés d'un halo disgracieux afin qu'on les repère plus facilement. Dans le même registre, votre pointeur virera désormais au rouge lorsque vous viserez un ennemi. Ici aussi, on se demande bien l'intérêt d'un tel élément de gameplay puisque le jeu reste très abordable même en Moyen, grâce audit Ralenti. Néanmoins, les gunfights sont à nouveau au centre de cet épisode qui impressionne tout de même moins que l'opus original question IA. Précisons tout de même qu'elle n'est pas mauvaise, loin de là, d'autant que les ennemis peuvent désormais renverser des éléments pour se planquer derrière ou disposent d'une panoplie plus étendue d'actions pour nous prendre à revers. Au rayon des petites nouveautés, on signalera la lampe torche qui ne s'éteint plus. Vous aurez bien droit à quelques interférences de temps en temps influençant l'intensité de la lampe mais rien de bien grave. Enfin, ceci vaut surtout sur PC et Xbox 360 puisque malheureusement, l'utilisation de la lampe provoque de gros ralentissements sur PS3, ceci étant synonyme d'un plaisir de jeu moins grand sur cette machine.

Test F.E.A.R. 2 : Project Origin Xbox 360 - Screenshot 153La vision thermique de votre mecha vous sera d'une grande aide pour localiser rapidement vos ennemis.

Dans tous les cas, Project Origin s'en tire fort honorablement. Au-delà de pas mal de déceptions et d'une énorme impression de déjà-vu, Monolith est parvenu à redresser la barre en maximisant sur l'action tout en diluant plus habilement des éléments scénaristiques. S'inspirant par moments de quelques autres productions maison, les développeurs ont ainsi réussi à obtenir un bon équilibre parfois plombé par de mauvaises idées mais avant tout soutenu par de fulgurantes échauffourées. En somme, à moins de se poser comme le défenseur absolu du saint FPS, il serait dommage de passer à côté d'autant que le multijoueur rajoute en durée de vie malgré ses six modes d'un classicisme certain. Au final, la seule interrogation qu'on peut avoir sur l'avenir de la série concerne Alma dont le passé, le présent et l'avenir semblent voués à constamment tourner en rond. Cependant, faisons confiance à ses talentueux géniteurs pour s'attarder sur ce détail préfigurant pourquoi pas une préquelle à même d'éclairer quelques pans d'ombre

Partager

Déposez un commentaire !

(facultatif)

(facultatif)

error

Attention, les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits sur ce site.
Si une personne porte plainte, nous utiliserons votre adresse internet (38.107.191.114) pour vous identifier.     

Aucun commentaire pour l'article:
F.E.A.R II........est-ce un jeux gore?


 

Accueil | PC | PS3 | 360 | Wii | PS2 | DS | PSP | IPHONE | Web |
Jeux du moment : Bioshock 2 PC | Bioshock 2 PS3 | Call of Duty : Modern Warfare 2 360 | F1 2009 Wii | Assassin's Creed II : Discovery DS